Producteur récoltant de champagne à Epernay

Il n’est de lien plus fort, plus intemporel et plus imprescriptible que celui de la famille. Un lien si puissant entre ses membres, qu’il peut être l’origine des plus beaux comme des plus durs parcours de vie. Notre famille n’échappe pas à cette règle. Tel un fil invisible tissé entre les générations, l’amour qui nous unit nous permet désormais de clamer haut et fort notre appartenance et un soutien indéfectible entre nos membres. Aujourd’hui, nous sommes plus qu’une famille, nous sommes un clan : le Clan Godard.

LES ORIGINES DE NOTRE CLAN

Les origines de notre clan prennent place à la fin du XIXe siècle, au cœur de la Vallée de la Marne. Georges Godard et Palmyre Anest en sont les premiers représentants. Nés respectivement en 1889 et 1895, nos arrière-grands-parents se rencontrent par le plus grand des hasards dans une auberge d’un bourg de la Brie. Ils sont alors loin d'imaginer qu'ils vivent les prémices d'une longue histoire de producteur récoltant de champagne à Epernay. 

Après un conflit mondial qui secoue l’Europe, les deux amants décident de se construire un avenir plus radieux. En 1920, ils achètent leur première parcelle de vignes à Auguste Blanchet, le cafetier du village. Douze ares de terre baptisés « Les Poulailles ».  En 1922, ils se marient et donnent naissance à deux enfants : Jacqueline (1925) et Maurice (1923). À compter de cette date, le couple va agrandir petit à petit son exploitation, profitant de donations, d’achats et de reventes. En 1946, Georges décède tragiquement près du village de Chartèves. Un désastre. La famille, amputé de l’un des siens, ne s’en remettra jamais totalement. Accompagnée de sa fille et de son fils, Palmyre continue coûte que coûte à gérer l’exploitation, espérant un jour la léguer à ses enfants.

Georges GODARD et la bouteille

BÂTIR DES JOURS MEILLEURS

Maurice GODARD et ses amis

La vie est faite d’événements marquants. Ces moments de vie qui vous éduquent pour plusieurs générations, une morale de famille. Maurice Godard en a toujours eu conscience. De tous les membres de notre clan, il est parmi les plus grands bâtisseurs.

À seize ans, le jeune chef de clan échappe de peu à la Seconde Guerre Mondiale.À vingt ans, son père disparaît sans un mot. Affecté par cette disparition tragique, il décide de rester auprès de ceux qui comptent : sa mère et sa sœur.

Son histoire est intimement liée à Madeleine Brachet originaire de Verneuil. Plus de dix ans plus tard, le destin finit par unir les deux amants sous un même nom : celui de Godard. À son tour, le couple fait grandir le clan avec la naissance de ma sœur, et de la mienne, l’année suivante.


MA TERRE, MON VIGNOBLE

À partir des années cinquante, Maurice et Madeleine font le pari de se spécialiser dans la vigne. Un métier où ils excellent depuis toujours. Leur exploitation sur Verneuil est morcelée : cinquante ares d’un côté, trente de l’autre… le couple travaille du mieux qu’il peut. Mon père Maurice parvient à transformer des savarts, des « terres à escargots », en terre viticole.

En 1951, l’engagement de Maurice dépasse les frontières du village lorsqu’il devient Président de la Commission Locale de Reconstitution du vignoble de Verneuil et membre de l’association Viticole Champenoise de la Champagne Délimitée.

L’époque est au regroupement des parcelles. Cet élan va inciter mon père à en faire de même. Pendant plusieurs années, il va s’attacher à échanger, acheter et regrouper ses parcelles les plus prometteuses. À la fin des années 70, le Clan Godard peut fièrement revendiquer deux hectares et demi sur le village. Notre exploitation de producteur récoltant de champagne à Epernay prend forme petit à petit.

Maurice GODARD vendange 1984

 


AU-DELÀ DES FRONTIÈRES DU CLAN

Cuves saint Vincent

Les histoires de clan dépassent parfois le cadre très restreint de la famille. Dans les années 50, un élan de solidarité prend de plus en plus d’ampleur. Le poids des grandes Maisons de Champagne se fait sentir davantage, forçant les viticulteurs à baisser leur prix du kilo de raisin. La situation ne peut plus durer. Il fallait réagir, et vite, pour calmer la grogne dans tout le village.

Entouré d’une dizaine de vignerons, Maurice et ses amis prennent la décision de créer la première coopérative du village, symbole de leur engagement et de leur labeur. Il leur faudra sept ans avant que la première récolte soit enfin pressurée à Verneuil et pour Verneuil. Pressoirs et cuves sont opérationnels la même année pour produire les premières bouteilles de champagne.

Il faudra attendre quelques années supplémentaires avant que ma famille ne créée sa propre marque. En 1968, c’est chose faite avec la création du Champagne Maurice Godard.


LA REPRISE

Moi, Laurent, j’ai toujours su que je reprendrai un jour l’exploitation de mes parents. Depuis tout petit, ils me font découvrir leur monde, celui de la terre. Assis sur le vélo de ma mère qui m’y emmène chaque jour, je suis l’évolution de la vigne au gré des saisons, de la taille aux vendanges.

Après un bref passage en mécanique automobile, j’intègre le lycée viticole d’Avize pour suivre un Brevet d’Études Professionnelles Agricoles. Je me sens enfin parmi les miens.

À mon retour du service civil, mon père m’offre une petite surface de terre pour planter mes premiers pieds de vignes. Patiemment, je plante 20 ares par an, jusqu’à obtenir plus d’un hectare. Mon amour pour la viticulture grandit d’année en année. En 1984, une loi permet au plus jeune viticulteur d’acheter des vignes au « domaine ». J’en acquiert 36 ares que j’aménage et plante à la la fin des années 80. Entre les achats, les donations de mes parents et les locations, je me trouve à la tête d’une exploitation de 5 hectares à la fin des années 90.

Laurent et Maurice GODARD

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*L’ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ, À CONSOMMER AVEC MODÉRATION.

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